02.11.2008

SARAH MOON 1 2 3 4 5

Il y a quelques jours, j'étais au vernissage de l'exposition Sarah Moon à la galerie Camera Obscura. De la photographe, je n'avais qu'une connaissance parcellaire : les photos de mode, son adaptation du Petit Chaperon rouge, un livre pour enfants qui fit scandale dans les années 80... Réalisé pour la sortie du très beau livre Sarah Moon 12345, l'accrochage a comblé mes lacunes en m'ouvrant en grand les portes de l'univers de l'artiste. Constitué des 180 clichés qui composent le livre, dont les tirages ont été réalisés par Patrick Toussaint, il permet de suivre le travail de Sarah Moon des photos de mode aux natures mortes, des petits contes surréalistes aux échappées belles dans les jardins perdus... un voyage foisonnant, souvent onirique qui nous emporte du côté de l'enfance, de son imaginaire, des ses émerveillements, ses élans sensuels. À découvrir au plus vite ! C.

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Sarah Moon from Coincidences 2001 Two Girls.jpg
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Voilà j’ai un nouveau projet, un projet à reculons pour le futur, ce sera un livre que je voudrais comme un film, avec un début et une fin, des séquences plus que des chapitres, des ellipses et des flash-backs …
Je voudrais mettre à jour le temps passé, anticiper l’échéance... je voudrais alléger mon bagage au risque de ne plus pouvoir partir.
J’ouvre les tiroirs fermés, je retrouve des photos de longue date, je m’y reconnais à peine, je trie, je jette, je classe, je scanne, j’enregistre, pomme S, pomme V, pomme U… Soudain me revient cette phrase que je disais comme un refrain, à l’âge de 15 ans « le temps court dans mon dos et crie : au Voleur ! »
De qui était-elle ? Je ne me souviens plus. Je reprends a nouveau et encore, le compte à rebours perdu d’avance, mes 125e de seconde ne feront jamais une heure. Les mots déjà dits résonnent dans ma tête, les phrases sont toutes faites, alors je me souviens, par bribes et en vrac, de ce qui ne s’est pas encore effacé. …
Déjà un titre s’impose « Que reste-t-il ? »...
Déjà il me pèse. Il y aura 5 cahiers. Ce sera 1-2-3-4-5.

Sarah Moon

 

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Crédits photo : Sarah Moon.

16.10.2008

EXACTITUDES

Les néerlandais du collectif Exactitudes Ari Versluis (photographe) et Ellie Ulyttenbroek (stylliste) travaillent ensemble depuis octobre 1994. Leur credo : le dress code. À mi-chemin entre art et sociologie leur polaroïdes épinglent de façon systématique les postures stylistiques que nous adoptons en masse à Londres, Rotterdam ou Rio de Janeiro. Même dans la plus extrême excentricité, le cliché nous rattrape. Troublant. C.

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Pin-ups - London 2008
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Bonkerboys - London 2008
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Bu Ying! - London 2008
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Yupstergirls - New York 2006
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French Touch - Bordeaux 2006
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Cocktail & Dreams - Rotterdam 2008
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Les filles du 7ème - Paris 2008

Crédits photo : Exactitudes.

10.10.2008

DAVID LYNCH & LOUBOUTIN

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Crédits photo : David Lynch.

18.09.2008

TENDANCE FLOUE

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Si vous ne connaissez pas encore le collectif de photographes Tendance floue précipitez vous sur le nouveau numéro de leur revue indépendante Mad. Après le très beau Mad in China, ils récidivent avec Mad in India une revue créée en 3 semaines par les photographes associés aux journalistes Cécile Cazenave et Vincent Rea, avec la collaboration d'un graphiste, d'écrivains et de journalistes indiens. Une simple performance ? Loin de là, l'objet final est remarquable, et la démarche en parfaite adéquation avec leur approche de la photographie et leurs recherches : la confrontation des points de vues, le dialogue, la mise en commun du travail de chacun.

Toutes les infos sur leurs nouveaux projets, leurs prochaines expositions et leurs actions, sur leur site. C.


"L’écriture de Tendance floue est à lire dans l’entre-deux des photographies, dans leur dialogue. Le sens qu’elle veut donner aux images est aussi dans leurs marges.
Tendance floue appartient à ceux qui la font, au fil des productions. Cette indépendance est garante d’une certaine forme de liberté. Elle permet à chacun de se risquer sur des terres inconnues et d’être ramené à bon port. Elle est une conscience partagée qui suit la traction du monde et garde les fous de l’attraction.
Chacun s’est embarqué avec beaucoup d’utopie dans l’histoire, commencée il y a quinze ans. Cette utopie tient bon. Sa fragilité est un gage de liberté".

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Gisèle Halimi face à une détenue de Fleury-Mérogis, le 4 mai 2007-Olivier Culmann/Tendance Floue.

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"Comment défendre son paradis", Flore-Aël Surun/Tendance Floue

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Patrick Tourneboeuf/Tendance Floue pour la 9ème Quinzaine Photographique Nantaise

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Bertrand Meunier/Tendance Floue - Paysans ordinaires




Crédits photo et extrait : Tendance Floue.

08.09.2008

RICHARD AVEDON

 

Une exposition à ne manquer par contre sous aucun prétexte : Richard Avedon au Jeu de Paume. Première rétrospective organisée depuis la mort de l'artiste en 2004, elle rassemble pas moins de 250 clichés et retrace un parcours artistique remarquable, du glamour Harper's Bazaar au très âpre American West. D'un univers à l'autre, une même aspiration : explorer "la profondeur de la surface", ce qui permet à chaque cliché de révéler simultanément les différentes facettes d'un personnage. Comme cette Maryline que l'objectif saisit dans un instant d'abattement, les traits du visage affaissés, laissant apercevoir toutes les failles et les zones d'ombres, très loin des paillettes d'Hollywood. Il en va de même avec la série  In the American West, dans laquelle l'artiste fait entrer les exclus, les défavorisés dans la tradition du portrait. Placés devant un simple fond blanc, éclairés à la lumière du jour, ils révèlent à la fois la brutalité de leur quotidien (corps couverts de sang des ouvriers des abattoirs), et une beauté saisissante. C.


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Veruschka, robe de Kimberly. New York, janvier 1967
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Alberto Giacometti, sculpteur. Paris, 6 mars 1958

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Robert Lopez, ouvrier sur un gisement pétrolifère.
Lyons, Texas, 28 septembre 1980.
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Sandra Bennett, douze ans. Rocky Ford, Colorado, 23 août 1980.


L'exposition se poursuit jusqu'au 27 septembre. Jeu de Paume  - Concorde. 1, place de la Concorde. 75008. Paris.


Crédits : The Richard Avedon Foundation

 

13.08.2008

MIROSLAV TICHY

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Miroslav Tichy est un photographe inclassable. Révélé en 2004 sur la scène de l'art contemporain par Harald Szeemann, c'est un artiste tchèque de 82 ans qui n'a jamais quitté sa ville de Moravie et a passé sa vie à tenter de saisir la beauté féminine. Ses clichés que l'on exhume peu à peu des cartons rongés par les souris où ils dormaient, dévoilent de vrais trésors à la séduction troublante.
Un peu voyeur, esthète avant tout, Tichy a promené son objectif du côté des piscines municipales, des terrains de sports, parfois derrière des persiennes, dérobant de saisissants instants d'intimité.
Ce qui ajoute encore à la légende Tichy, c'est que toutes ces photos ont été réalisées avec des appareils bricolés de toutes pièces, assemblages grossiers de boîtes de conserve et de verres de lunettes repolis. Il paraît impensable que de tant de brutalité émerge autant de beauté et pourtant, le miracle opère. Les femmes photographiées sont magnifiées, les imperfections, les traces d'usure donnant à l'ensemble  une poésie étrange, flottante.
À découvrir de toute urgence au centre Pompidou. L'exposition dure jusqu'au 22 septembre.
C.
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Crédits photos : Foudation Tichy Ocean.



19.06.2008

ROSE BORÉAL

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J'ai tout de suite été séduite par le travail de Susanna Majuri quand j'ai découvert ses clichés lors de l'exposition Rose Boréal.
Cette photographe de l'école d'Helsinski, nous plonge dans un univers où le fantastique émerge au détour de situations étranges, de personnages saisis dans une sorte d'égarement, confrontés à une nature hostile qui les séduit et les menace tout à la fois. La tension est palpable, exacerbée par le jeu des couleurs qui laisse entre-apercevoir les champs de force à l'oeuvre.
On pense aux contes de fées, à Lewis Caroll, Alice et le Chaperon rouge, une rose glacée et véneineuse.
 
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L'esposition s'est achevée début mai, mais vous pouvez retrouver l'ensemble de ces clichés dans le catalogue de l'exposition paru aux éditions Beaux arts de Paris.
C.
 
 
 
Crédits photo : Susanna Majuri.